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Torny-le-Grand |
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Cette brochure n'est pas une histoire complète de la Commune de Torny-le-Grand. Comme l'indique son titre, il ne s'agit que d'un aperçu historique. Il est difficile de lier tous les événements et d'en tirer des conclusions exactes. Mais en voilà un essai. Yvan Longchamp, instituteur, avril 1978.
- ORIGINE ET PREMIERES HEURES DE TORNY-LE-GRAND
En l'année 766 déjà apparaît le nom Taurniaco Supériore. A cette époque, il appartient à l'Abbaye de St-Maurice. Cette forme de 766 ne laisse aucun doute sur le nom de l'Helveto-Romain qui a possédé les terres de Torny. C'est un Taurinius qui a appelé son praedium "Tauriniacum" (1). Il est maintenant nécessaire de préciser que Torny ne possédera sa propre seigneurie qu'en 1600 environ, avec l'arrivée de la famille de Diesbach et que précédemment, il est toujours resté propriété foncière des abbayes et petits seigneurs avoisinants. Il faut mentionner aussi que la région de Torny est habitée très très tôt, certainement bien avant 766. Preuve en est la citation qui suit : "Lors d'un travail de nivellement, un cultivateur de Châtonnaye découvre un tumulus dans la forêt dite AU PRADAOU BOU, près du PRALET. Il y découvre différents objets de bronze et de fer que l'on peut voir de nos jours, au musée cantonal d'histoire naturelle. L'emplacement du tumulus se trouve à la lisière d'une forêt, sur un plateau élevé d'où l'on jouit d'une vue très étendue sur la belle vallée de la Broye et à environ un kilomètre du lieu où d'autres tumulus ont été ouverts précédemment. Ce tumulus devait avoir environ 1,50 à 2 mètres de hauteur sur un rayon d'environ 8 mètres" "Ce tumulus ne saurait être de beaucoup antérieur à l'époque où le fer est devenu d'un usage général en Helvétie et par conséquent, à l'invasion romaine de nos contrées. (Etrusques, soit environ deux siècles antérieurs à notre ère). En suivant une ligne droite de Torny à Rossens, on rencontre une douzaine de tumulus. A un endroit appelé COMBERTIN, au-dessus de MONTBELLEY, on en a fouillé deux de mêmes formes et de même construction que celui du PRALET. Le premier a fourni un bracelet en bronze, un broyon en pierre et quelques parties de poterie, objets parfaitement semblables à ceux que nous trouvons dans les stations lacustres de l'âge du bronze; pas de fer, beaucoup de charbon. Dans le second, se sont trouvés de nombreux débris de poteries dont plusieurs avec des dessins analogues à ceux de l'âge du bronze; du charbon et deux fragments de ceinture de fer".(2) (1) J. Stadelman - Toponymie romande p. 285
(2) L. Grangier, Archéologie - Etrennes Fribourgeoises 1881
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